Le goût des mots et de la transmission
Fanny Marsot est journaliste et autrice, aux racines martiniquaises et franc-comtoises. Depuis près de quinze ans, elle évolue dans l’univers des médias, avec un parcours qui l’a conduite de la Martinique aux grandes rédactions nationales.
Elle débute notamment à ATV et RCI en Martinique, travaille également en Guyane, avant de poursuivre sa carrière dans l’Hexagone. Elle passe par BFMTV, puis rejoint Europe 1, où elle exerce pendant près de huit ans. Elle poursuit aujourd’hui son parcours à RTL.
Un itinéraire professionnel construit autour de l’information, de la rencontre et du récit. Car derrière la journaliste, il y a d’abord une femme de mots, attentive aux histoires individuelles et à ce qu’elles peuvent révéler d’une époque ou d’une société.
Profondément attachée à la Martinique et à ses racines, Fanny Marsot franchit en 2026 une nouvelle étape en devenant autrice. Elle publie aux éditions Fayard son premier ouvrage, Moi, Jenny, pupille de la Nation, dans lequel elle se tourne cette fois vers sa propre histoire familiale.
Ce passage du journalisme à l’écriture littéraire prolonge finalement un même désir : recueillir la parole, raconter des trajectoires humaines et transmettre des histoires qui méritent de ne pas être oubliées.
Interview exclusive de Fanny MARSOT avec Claire Richer sur Zitata TV , dans « Au gré des pages ».
Pour son premier livre, Fanny Marsot a choisi de raconter une histoire qui la touche au plus intime : celle de sa mère, Jenny.
Dans Moi, Jenny, pupille de la Nation, publié aux éditions Fayard, la journaliste devient autrice et remonte le fil d’une enfance douloureuse. Placée en famille d’accueil de 2 à 10 ans, Jenny y subit violences, sévices et viol. Une histoire longtemps marquée par le silence, que sa fille choisit aujourd’hui de mettre en mots.
Dans cet épisode d’Au Gré des Pages, nous revenons sur ce récit, mais aussi sur la démarche de Fanny Marsot : comment écrit-on l’histoire de sa propre mère ? Comment recueillir une parole aussi intime ? Que transmet-on des blessures familiales d’une génération à l’autre ? Et l’écriture peut-elle participer à un chemin de reconstruction et de réparation ?
Un échange sensible autour de la mémoire, de la transmission, des blessures de l’enfance et de la force de la parole, mais aussi sur la nécessité de regarder certaines réalités en face pour qu’elles ne restent pas enfouies dans le silence.
Une rencontre qui rappelle combien les histoires individuelles peuvent aussi éclairer notre histoire collective.
À découvrir dans Au Gré des Pages.



