Patrick Chamoiseau nous alerte et nous amène à nous questionner, face à « la misère dans laquelle s’est échoué l’imaginaire politique dominant… un gouffre élargi à la planète entière, qui avale la presque totalité de ce qui pour nous vaut . […] Il y a une part de l’intelligible et du sensible qui s’est fermée à toute élévation. C’est cette fermeture là qu’il nous faut questionner. L’art y peut quelque chose. Les littératures donc ».
Un moyen de provoquer notre « état poétique » qui ouvre les oxygènes nouveaux. Patrick Chamoiseau dénonce les grands récits , qui « verrouillent une réalité qui simplifie jusqu’à l’irréalisme l’impensable du réel ». La relation, le diversiel prend alors toute sa place pour recréer des mondes en invoquant la beauté.
«C’est quand une littérature ne peut, qu’elle se retrouve appelée à faire Littérature : cette puissance relationnelle , sans article défini, diverse et une, capable de recréer un monde, de recréer des mondes , en commençant sous les appels à la beauté par nous créer continuellement nous-mêmes. C’est ce que peut Littérature. »
« Que peut Littérature quand elle ne peut, » aux éditions du seuil, dans la collection Libelle, 2025


